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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 23:05

Depuis 2006, je ne peins plus que sur bois, lambris de pin ou de sapin, déclassés si possible, promis au feu  c’est encore mieux. Noueux, troués, cassés, tachés, tous leurs défauts sont bons à prendre.

Ensuite, c’est l’imagination au pouvoir, avec, pour seuls garde-fous, les pistes des nervures qui vont déterminer à priori le tempo du tableau.

Le procédé exclut toute possibilité de duplicata.
Chaque pièce est unique.

 



L’histoire entière est un labyrinthe sans issue.
Alice tombe de tunnel en tunnel.
C’est un cauchemar. Elle est seule.
Ce lapin est un faux ami. Tout comme le chat. Egocentriques et intermittents, ils la mènent dans les griffes d’une reine paranoïaque et sanguinaire.



Alice et le Lapin  acrylique /bois  65x50


Comme Jeanne ou Alice, la jeune épouse de B.B. est tombée dans un piège.
B.B. colle son œil à gauche pour surveiller le cabinet des horreurs, et s’en repaitre peut-être. Le trou de la serrure est rouge sang.
La jeune femme, confondue par la clef maudite,  entame une fuite échevelée dans les dédales du château isolé entre ciel et mer, pendant que sa sœur, en haut à droite, qui ne voit rien venir, semble déjà résignée au pire.






Barbe Bleue 
49x53  acrylique et huile/bois.











C’est peut-être l’Ethiopie, ou le Yémen, une terre imaginaire qui leur ressemblerait. Il y fait chaud, mais l’eau est abondante.

C’est un paradis.

La parole monte de la vallée ombreuse vers la montagne aride, et inversement.
La parole, c’est la musique.







Les Musiciens  96x70  acrylique/bois.











L’Enterrement de Mozart   120x70  Acrylique et huile sur bois.

Il neige.  Passe un corbillard, suivi d’une femme et d’un chien efflanqué. C’est le dernier voyage de Mozart,  la fin du carnaval. L’artiste fatigué a enlevé son masque. Il est mort. Dans la ville trainent encore ses mélodies comme des restes d’agapes parmi les bouteilles vides.

La Mort savoure sa victoire. Elle compte sur l’oubli.

Chapeauté par son père, muselé par les aristocrates qui l’ont employé, pressé par ses créanciers puis par la maladie, il aura dû batailler pour être libre. Et travailler vite. Le temps était compté.

La boucle est bouclée.
La Mort a perdu.
Le temps a rendu en éternité tout ce que l’Artiste avait donné en si peu d’années.







Les Bonzes  56x75  acrylique/bois.


Ils marchent comme les personnages des peintures aborigènes d’Australie, vus d’en haut. Le bâton volontaire et la tunique au vent,
on dirait de grosses fleurs vermeilles qui croisent des chiens stupides et vindicatifs.















Pour avoir voulu l’église au milieu de la ville, j’ai passé des jours à remettre en cause la mise en place de ce tableau.
Finalement, c’est le personnage en bas, à droite, qui l’a emporté, avec son chat et son chien.
Du coup, en fait d’église,  la ville s’est trouvée  coupée en deux par une échappée vers la mer.

Ce n’est pas Métropolis, malgré les humains pressés et les automobiles, contraints de suivre les mêmes
couloirs à la queue leu leu.
L’Echappé Belle

Ce n’est pas Métropolis parce que la mer ici permettra toujours de s’évader.
Le jeune homme à la bombe ( de peinture), s’approprie l’espace et les couleurs.
Il tague.
Il est sur un passage plein de soleil et tourne le dos à la zone, de l’autre côté de l’eau où les rats suivent les hommes. Ils ont leur place, eux aussi, dans ce grand  tout-en-béton (il y en a même un caché sous la signature).
 






Le Hammam  30 x 40


Acrylique sur lambris.                     

L’eau fraîche, l’ombre, et les peaux cuivrées.
Le Soleil est dehors.













Les voleurs de plumes
Acrylique/lambris 52x30 avec support



Ils ne sortent que la nuit, quand les oiseaux dorment.

Grâce à leur parure plumeuse, ils échappent à leur condition de simples humains. Ils deviennent invulnérables, peut-être même invisibles grâce au masque qui couvre leur nez.

Mais, une fois par an, il leur faut capturer les grues tout justes posées, et qui se reposent de leur long voyage, pour voler leurs plumes aux pouvoirs surnaturels.

La vie des oiseaux ne tient plus qu’à un rayon de lune.







Le Fou et les Courtisans. 96 x 70


Acrylique sur bois.

Le Fou est craint et détesté. Mais il doit aussi être respecté. Car s’il n’a qu’un maître, le Roi lui-même, sa couronne est en verre et sa vie ne tient qu’à un fil.











On y parle de moi :

Site de Art Majeur  : www.artmajeur.com/teinturier
Blog de l'Arbre Rose, en relation avec Jean-Bernard Couzinzt, art-thérapeute à l'hôpital Charles Perrens.
http://larbrerosenar.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/11/17/une-expo-inaugurale.html

Blog du Festival Mixamum (2007) .
Site de la galerie Selaruaren Umeak, à Ascain, Pays Basque :
http://www.selaruaren-umeak.org/






Pour me contacter et en savoir plus sur mon univers :

Jeannemarie TEINTURIER
Le Four cidex 230/26
33950 Lège-Cap Ferret
jm.teinturier@wanadoo.fr
www.e-jmt.net ou www.e-jmt.fr

 

05 56 60 79 78


 

 

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